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Les 9 détails d'un menu qui poussent les clients à consommer au restaurant

Le design du menu est un des premiers pas dans la création de la relation client au restaurant. Surtout, il peut avoir un fort impact sur l’addition finale. L’entreprise Forest, spécialiste de l’art du menu, partage avec Zenchef ses techniques pour aider les restaurateurs à mieux vendre leur cuisine.

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#1 Soigner la présentation de sa carte des vins

Les restaurateurs doivent porter une attention particulière à la carte des boissons. “ 70% de la problématique des restaurateurs c’est la carte des vins. Et il faut savoir qu’une belle carte des vins peut faire monter la dépense du consommateur de 15 à 20%”, souligne Phillipe Forest, fondateur de l’entreprise éponyme.

Il faut essayer une nouvelle manière de présenter l’organisation des crus dont on dispose dans sa cave. Si les restaurateurs choisissent souvent de classer les bouteilles dans des catégories “rouge”, “blanc” ou “rosé”, voire par région, ils oublient que beaucoup de clients ne sont pas des spécialistes dans ce domaine, et se retrouvent souvent désarmés pour faire leur choix au moment de passer commande.

Les restaurateurs doivent essayer :

  • d’utiliser des termes qui puissent être compris par des non-connaisseurs,
  • de classer les vins selon des tempéraments ( doux, fort, léger, etc.),
  • de proposer des exemples d’appariements avec des plats à la carte.

Une carte des vins bien construite avec des éléments de reconnaissance identifiables par le client lui permettra de choisir une bouteille qui va lui plaire plutôt qu’un vin qui coûte moins cher.

#2 Ne pas trop détailler les vins de sa cave

Le défaut des sommeliers est parfois de proposer une carte trop descriptive où l’on peut lire l’origine du vin, quelques lignes biographiques sur le producteur, le type de cépage, etc. Cette présentation fonctionne pour les restaurants gastronomiques où il est convenu que les gens vont passer du temps à table car ils sont là pour vivre une expérience culinaire inoubliable. Pour les autres, il ne faut pas être trop long dans la description, mais utiliser quelques mots-clés qui facilitent les choix, plus portés sur le goût que sur le prix.

#3 Mettre en avant les plats générateurs de bénéfices pour le restaurant

Les plats du jour ou les plats signature d’un établissement sont souvent ceux où le restaurateur peut gagner une plus grande marge. Pour ces assiettes spécifiquement, il faut utiliser une typographie différente comme l’insertion d’un encadré, l’utilisation de couleurs etc. Les restaurants gastronomiques, qui n’aiment pas les effusions colorées, peuvent ajouter des pictogrammes élégants apposés à côté du nom du plat. Pas encore assez employés, ces petits détails font la différence, peuvent inciter un client à commander un plat plutôt qu’un autre, et ainsi aller dans l’intérêt financier du restaurateur.

#4 Présenter une carte dédiée aux desserts avant la prise de commande

Ne pas avoir de carte des desserts à présenter est une erreur. Dès leur arrivée à table, les clients aiment savoir ce qu’ils vont pouvoir prendre en fin de repas afin de gérer leur faim. Il faut les faire saliver. La réalisation d’une belle carte, distribuée en même temps que celle des boissons et du menu, pourra les inciter à commander ce plat supplémentaire, voire un verre de vin pour l’accompagner ou un digestif à boire après leur dégustation.

#5 Avoir différents niveaux de lecture sur sa carte

Il est important de pouvoir catégoriser ses plats. A table, les clients n’ont pas toujours envie de tout lire car ils viennent pour passer un moment convivial. Parfois, ils choisissent à la dernière seconde quand le serveur s’apprête à prendre la commande.

Les différents niveaux de lecture, matérialisés par une titraille, une police et une typographie adaptées, permettent au client de pouvoir balayer la carte rapidement. Il faut que les détails des descriptions des plats puissent le rassurer sans lui faire perdre trop de temps. Pour cela, le restaurateur peut :

  • écrire un mot-clé dans l’intitulé du titre  avec une typographie plus grasse
  • classer ses plats dans des catégories qui vont plus loin que les simples rubriques “entrée”, “plat”, “dessert”. Dans les brasseries par exemple, il est conseillé d’opter pour les termes “salades”, “viandes”, “poissons”, “glaces”. “Ca peut sembler un peu lourd dans la composition d’un menu mais cela apparaît assez utile pour le client qui sait vers quel type d’aliment il va se tourner”, explique Gaëlle Brousset, responsable du service marketing et PAO chez Forest.

#6 Ajouter des marges pour donner plus d’impact au texte de la carte

Dans un menu, les parties blanches autour des textes sont primordiales et souvent pas suffisamment exploitées par les restaurateurs. Il faut les travailler car elles permettent de mettre en place toutes les informations concernant la spécificité de la maison ou de la cuisine du chef. Par exemple, on peut ajouter, à côté des intitulés de plats, toutes les mentions relatives au “Fait Maison”, aux AOP, le “à consommer avec modération” pour l’alcool, voire des pictogrammes comme les piments pour indiquer une cuisine épicée. Ces indications deviennent donc plus visibles car elles ne sont pas noyées dans le texte et aident à guider l’oeil du client. Les marges laissent la place à une respiration, isole le texte de l’arrière-plan pour rendre la carte plus lisible.

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#7 Ne pas abuser des photos

La photographie est un support délicat qui, si elle peut mettre en valeur une belle assiette, peut également repousser le client si le cliché n’est pas bon. De plus, elle rappelle les codes du fast-food. Si le restaurateur souhaite vraiment utiliser des photographies, il faut alors travailler avec un professionnel. Celles réalisées avec un iPhone, avec une mauvaise lumière et parfois pixelisées sont contre-productives : les plats ne séduiront pas les clients. Si l’utilisation de clichés pour décrire un plat a pour but d’attirer une clientèle étrangère, il vaut mieux traduire ses menus.

#8 Adaptez la police de votre menu au type de votre restaurant

Les polices avec empattement sont plutôt réservées aux restaurants gastronomiques et traditionnels. Dans l’image de la culture latine, elles représentent le patrimoine, le tourisme, l’histoire et la tradition, quatre termes qui font tous écho à la restauration. Les restaurants italiens ou les pizzerias aiment les polices anglaises aux grandes courbes qui évoquent l’écriture manuscrite, “mais c’est un peu cliché”, commente Gaëlle Brousset, la spécialiste graphiste de Forest. Les choix plus contemporains s’orientent vers des polices sans empattement, de type bâton, où les lettres font référence à un univers numérique avec des caractères plus marqués. Les restaurateurs doivent avoir l’esprit ouvert et surtout permettent une bonne lisibilité de leur menu par les clients. Il faut réserver les polices plus fantaisistes pour les logos voire les titres, mais toujours avec parcimonie.

#9 Adoptez le porte-menu ou le porte-carte

“Les petits détails d’un restaurant font l’histoire de la maison”, souligne Phillipe Forest. “Un porte-carte garantit une présentation plus luxueuse de ses plats : c’est un vrai support marketing qui permet d’incarner l’identité visuelle d’un établissement, de véhiculer une bonne image du restaurant et de rehausser le niveau de perception de la cuisine du chef.”

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