Tendances

3 innovations pour le service en salle dans votre restaurant

Les arts de la table sont des éléments qui favorisent la multiplication des photos de vos tables sur les réseaux sociaux. Voici 3 exemples de couverts et autres récipients qui pourraient bien faire le buzz dans votre restaurant !

La Georgette, un couvert deux-en-un qui limite (un peu) le travail du plongeur

Médaillée d’or du concours Lépine qui récompense les meilleures inventions, la Georgette possède les courbes d’une cuillère avec les dents d’une fourchette. Une belle combinaison dont la forme a été inspirée de la palme de l’ours, observée longuement par Jean-Louis Orengo, un passionné d’ichnologie, l’étude des empreintes. Loin d’aider les clients à creuser du sable facilement ou à chasser dans l’eau comme le mammifère, la Georgette leur permet de déguster un velouté au restaurant tout en continuant sur un plat à la consistance un peu moins liquide.

Faire évoluer le repas à table

Dans l’Aude, le chef Gilles Goujon, a fait de la Georgette l’ustensile de dégustation de son plat signature l’oeuf pourri à la truffe, servi dans son Auberge du vieux puits à Fontjoncouse, trois étoiles au Michelin. Le couvert tranche le blanc de l’oeuf mais permet aussi de cueillir le jaune coulant. Autre attention qui pourrait séduire les clients : le manche ergonomique de la Georgette adapte ses courbes aux droitiers et aux gauchers pour une meilleure prise en main. Dernier avantage : cette fourchette nouvelle génération participe à la diminution de l’impact environnemental, notamment lors du passage en plonge.

Le verre de vin qui casse les codes

Chef&Sommelier vient de lancer des verres de vin qui permettent d’améliorer l’expérience de dégustation olfactive et gustative. Depuis ses ateliers d’Arques (Pas-de-Calais), la marque accompagnée par l’agence Sismo, a développé des formes qui casse les codes. Laurent Vermiglio, le designer explique : “La cassure entre les deux coques permet de marquer deux volumes indépendants et de bien oxygéner le verre. Le premier espace a une contenance de 12,5 cl qui multiplié par six, correspond à la taille d’une bouteille de vin. Ce détail permet de faciliter le service notamment pour la vente de vin au verre. La seconde partie constitue la chambre aromatique : nous avons décidé de l’élargir pour que le client puisse mieux sentir les parfums. »

Un outil pour favoriser la vente de vin au verre

”Le buvant a lui aussi été revu avec un expert oenologue pour faire oublier la présence même des contours du verre. Courbé, ils permet aux  lèvres des clients de se poser délicatement sur les bords du verre tout en assurant un certain confort lors de la dégustation puisque le nez n’est pas “cassé” lors de l’inclinaison du verre. Des efforts de design apprécié par les restaurateurs comme Bruno Doucet, à la tête de La Régalade, qui se décline en deux adresses bistronomiques à Paris. “En voyant ces verres à la forme particulière, les clients sont plus enclins à poser des questions. Et nous, nous avons un vrai support pour leur faire découvrir et déguster du bon vin.”

La révolution des tasses à café et à thé

On ne boit pas son café, son thé, son chocolat chaud de la même manière, en Allemagne, en Italie, aux USA ou en France. Pourtant, Sylvie Amar s’est donné pour mission de créer une collection qui conviendrait à toutes les brasseries du monde en intégrant des problématiques d’espace dans des restaurants, de plus en plus petits et voulant faire des économies d’énergie à la plonge. “Avant, on retrouvait près de cinq tasses différentes dans les brasseries parisiennes, selon si le client voulait un expresso, un thé, une infusion, un chocolat, un cappucino, etc. Aujourd’hui, on a voulu proposer une ligne avec moins de références, mais plus d’usages”, explique la professionnelle.

Une contenant de 8 cl et une forme ovoïde

Les membres de son studio éponyme, qui vient de fêter ses 20 ans, a interrogé des experts, des baristas et des restaurateurs, des nez cafés, thés et chocolats chauds (oui cela existe !) pour trouver la forme adéquate de tasse. “Après différents protocoles, nous avons convenu que le contenant devait être de 8 cl et posséder un fond ovoïde qui permet de faire évoluer le liquide en termes d’odeur et de goût”, explique la designer à la tête de la collection NECTAR chez Chef&Sommelier. Sylvie Amar s’est également penchée sur l’évolution de la petite cuillère. “On a travaillé sur les codes de la pâtisserie en proposant une mini-spatule. Aujourd’hui on ne fait plus seulement que tourner son sucre dans sa tasse à café. Le barista peut ajouter des “toppings” et le client a besoin d’un couvert adapté pour déguster de la chantilly ou de la crème.”

Crédit photo : Georgette et Chefs&Sommelier

Zoé Casas, 24 juillet 2017

Vous aimerez aussi