Insolite

6 vérités sur la vie au restaurant pendant l’été

Pensées au personnel de la restauration en bord de mer ou qui travaillent dans des destinations touristiques prisées….

#1 Une météo impitoyable

Déjà que faire le service n’est pas toujours une partie de plaisir, vous voilà contraints de composer avec un soleil assassin, accablant, suffocant, un peu comme celui que décrit Camus dans « L’Étranger ». Juillet et août obligent, la chaleur est à son comble, tentaculaire, poussant à la quête effrénée du moindre centimètre d’ombre, de la moindre bouffée d’air, d’un souffle de fraîcheur. Bref, des conditions de travail d’une usine métallurgique, même en plein air.

#2 Un jeûne forcé des heures et des heures d’affilée

Alors que défilent allègrement salades, plateaux de fruits de mer, burgers et autres pizzas ; alors que valsent joyeusement bouteilles et boissons fraîches en direction des gosiers desséchés, la faim vous tenaille, la soif vous assaille. Non, votre tour n’est pas encore là, votre service s’éternise repoussant encore et encore l’heure du repos du guerrier.

#3 La torture de l’envie

Elle est étalée là, à perte de vue, bleue, fraîche, revigorante, limpide, bordée de vacanciers qui lézardent au soleil et multiplient les allers-retours entre sieste et trempette. Qu’est ce que vous les enviez ces heureux plaisanciers, qui peuvent céder eux aux appels de la mer et, se jeter dans ses flots joyeux, tandis qu’à l’écart de ce brouhaha de plaisir, simple contemplateur d’un paysage de rêve, ce sont les appels du service qui s’abattent sur vous.

 #4 Du monde partout, du monde tout le temps

Jamais la chanson « Emportés par la foule » d’Édith Piaf n’a autant résonné dans votre tête. Avec cette effervescence en permanence et l’avalanche de commandes dont vous êtes inondés chaque fois que vous poussez la porte de la cuisine, vous êtes désormais rompus aux techniques de slalom, et dotés d’une mémoire d’éléphant, à moins d’avoir une de ces pockettes connectées à une caisse digitale.

#5 Le sable, cet hôte importun…

Parce qu’en plus de courir à droite à gauche, d’un convive à un autre, voilà que des intrus microscopiques se greffent à vous, s’incrustent dans vos souliers, voire vos vêtements et vos cheveux, vous dérobant votre confort déjà bien limité. Le sable, symbole du temps qui passe, lentement, squattent et vous devez souffrir de sa présence jusqu’à la délivrance.

 

#6 L’impression d’avoir vendu son âme au diable

Hé oui ! Travailler au restaurant l’été n’est pas une sinécure ! Vous avez signé pour relever un sacré challenge…. Ah vivement les vacances…

 

 

Heba Hitti, 31 juillet 2017