Créer & Gérer son restaurant

Bruiz promet d’améliorer l’acoustique des restaurants

Et si l’acoustique de votre restaurant pouvait améliorer l’expérience de vos clients ? C’est le pari de Bruiz, un nouveau service qui veut faire baisser les décibels dans votre établissement, au service de son e-réputation.

Est-ce que vos serveurs ont mal à la tête en fin de service ? Est-ce que vos clients se penchent sur la table pour se parler ? Est-ce qu’ils se plaignent du bruit dans votre restaurant en passant à la caisse ou au moment de laisser un avis ? Si la réponse est oui à l’une de ces questions, votre restaurant a peut-être une mauvaise acoustique. Afin de pallier à ces problématiques, Kandu, une société du groupe Saint-Gobain a développé Bruiz, un service qui veut diminuer le bruit dans la salle du restaurant.

Évitez les erreurs de commande et fluidifier le service

Car le bruit peut aussi un facteur nuisible pour le bien-être des membres de la brigade et leur efficacité. « Dans certains restaurants, il peut y avoir des erreurs de commandes sur le vin notamment : le serveur amène la mauvaise bouteille, c’est du Bordeaux mais pas la bonne référence car il n’a pas bien entendu dans une salle beaucoup trop bruyante », souligne Mathieu Lamotte, le responsable commercial et marketing. Le temps de commande peut aussi être allongé à force de faire répéter et la qualité de l’expérience client est alors un peu gâchée.

Attention à la décoration qui peut favoriser l’expansion du bruit au restaurant

Afin d’évaluer les travaux à réaliser, l’équipe de Bruiz mène une étude de l’espace du point de vue des matériaux utilisés pour la décoration ou le choix du mobilier qui peuvent avoir un véritable impact. « Les matériaux durs, à l’image le verre, augmentent l’écho par exemple contrairement aux rideaux en velours avec de la moquette qui étouffent le bruit et qu’on retrouve souvent dans les restaurants haut-de-gamme, pour créer une ambiance feutrée », détaille Guillaume Lecamp, le directeur Kandu.

70 décibels avant le brouhaha

L’audit se poursuit ensuite sur le terrain acoustique et mesure le temps de réverbération dans la pièce comme l’écho, l’absorption du son ou encore la clarté de ce dernier. « Dans la perception des clients, jusqu’à 65 dB tout va bien, ils passent une bonne soirée à discuter. Au-delà de 70 dB, le brouhaha devient pénible et les clients fuient« , ajoute Mathieu Lamotte.

Des ajustements pour une meilleure sonorité sans perturber le service

À la fin de ces diverses études, l’équipe de Bruiz va travailler avec une architecte designer pour évaluer la quantité d’absorbants de sons à rajouter, selon l’ambiance recherchée dans le restaurant. Il peut s’agir d’accentuer un mur, de rajouter un tableau acoustique, de faire descendre le plafond de quelques centimètres, toujours avec la volonté de ne pas interrompre la vie du restaurant ou de limiter au maximum les suppressions de services. « Ce n’est pas de la chirurgie lourde mais plutôt une dose d’acupuncture », souligne les représentants de ce nouvel outil.

Les décibels, un nouveau critère dans l’évolution de l’e-réputation d’un restaurant

Dans les avis clients 100% vérifiés recueillis grâce à Zenchef, la start-up a intégré le niveau sonore du restaurant dans ses critères d’évaluation. Ainsi, à travers des mots-clés comme « Silencieux », « Mal isolé » ou encore « Bruyant », les clients peuvent juger de leur expérience acoustique au restaurant et surtout aider le restaurateur à l’améliorer. 

Même Le Monde y va de sa critique acoustique

Un paramètre important quand on sait que cette indication qui contribue à l’e-réputation d’un restaurant, apparaît aussi dans certaines critiques gastronomiques comme celles de François Simon dans le journal Le Monde qui n’hésite pas, à la fin de ses chroniques, à mentionner le nombre de décibels mesurés. Comment ? La réponse reste le secret de la plume.

Anaïs Digonnet, 27 décembre 2017