Témoignages

3 restaurateurs partagent leurs conseils pour mettre en place des doggy bags dans un restaurant

Depuis le 27 mai 2018, un amendement de la loi agriculture et alimentation obligera, d’ici 2021, les restaurateurs à mettre à disposition auprès de leurs clients des contenants permettant de rapporter le reste de leur repas s’ils le souhaitent. Néanmoins, certains chefs n’ont pas attendu cette disposition de l’Assemblée nationale pour mettre en place le doggy bag au sein de leur établissement. Témoignages !  

Le restaurant El Tio à Orléans, Le Comptoir des Loges à Haguenau et Le 6 Capbreton dans la petite ville éponyme des Landes, ces établissements qui proposent trois cuisines bien distinctes, menu espagnol, burger et cuisine du terroir basco-landais, ont pourtant un point commun : proposer des doggy bags, ou gourmet bag® pour la version française, à leurs clients.

Pourquoi ont-ils déjà mis en place les doggy-bags dans leur restaurant ?

La propriétaire du restaurant le 6 Capbreton, Laurence Lava, rappelle tout d’abord l’aspect écologique de ces contenants : “Je préfère que mes clients repartent avec ce qu’ils n’ont pas terminé de manger plutôt que je sois obligée de jeter leurs restes”. Freddy Zerbib, chef du restaurant El Tio évoque, quant à lui, un avantage économique non négligeable pour son établissement : “Les doggy bags nous permettent de ne pas baisser le prix de vente du plat tout en justifiant la qualité et la quantité de nos assiettes.”

Comment choisir le contenant proposé à ses clients ?

Quel type de contenant proposer à ses clients ? Comment prendre en compte l’empreinte environnementale, les normes de sécurité alimentaire, l’hygiène tout en gardant des coûts acceptables pour son établissement ? En proposant la vente à emporter, les restaurants Le Comptoir des Loges à Haguenau et Le 6 Capbreton, ont choisi le même emballage qu’ils avaient déjà à leur disposition pour leurs gourmets bags®. “Le packaging s’est mis en place lorsque nous avons lancé la vente à emporter. Nous utilisons des boîtes en carton pelliculées avec des sacs en papier kraft. Ils sont donc esthétiques et recyclables”, mentionne Fabrice Flon, gérant de cet établissement alsacien. Le propriétaire du restaurant spécialisé dans la cuisine espagnole à Orléans, El Tio, s’est, quant à lui, adapté à la demande de ses clients : “Ils voulaient pouvoir réchauffer rapidement le plat au micro-ondes ou au four.”

Quel coût éventuel les gourmets bags® peuvent-ils engendrer ?

Les restaurateurs proposant déjà à leurs clients de ramener la fin de leur repas s’accordent : le coût que les doggy-bags peut potentiellement engendrer au restaurant n’est pas un problème. “Je ne calcule pas le coût de mes barquettes, tant que le client est satisfait et que l’on évite de jeter la nourriture cela me convient”, explique Laurence Lava. Même son de cloche pour Freddy Zerbib : “Je ne connais pas le coût de mes contenants, mais je doute que ce soit un prix exorbitant.”

L’image du doggy-bag au restaurant

Comment communiquer sur cette offre ?

Que l’établissement soit une brasserie, une table concept ou gastronomique, les restaurateurs sont unanimes : le doggy bag doit être proposé naturellement aux clients qui ne finissent pas leur assiette.

Le doggy bag a-t-il déjà la côte auprès de la clientèle de ces restaurants ?

Rapporter la fin de son plat chez soi n’est pas encore entré dans les moeurs de la clientèle française. Pourtant, pour ces établissements qui les ont déjà mis en place, les doggy-bags remportent peu à peu du succès comme le mentionne Freddy Zerbib : “Pour le mois de mai, bien que ce ne soit pas le mois le plus exceptionnel, nous avons constaté que 20% de nos clients repartaient chez eux avec la fin de leur repas.” En plus des avis favorables, le gérant du Comptoir des Loges évoque un second avantage à ces gourmets bags® : “Le retour des clients est très positif, et au-delà de l’action citoyenne, nous fidélisons le client qui finalement n’emmène que ce qu’il a déjà payé !”.

Heba Hitti, 11 juin 2018

Vous aimerez aussi